L’éolien en mer en France & en Europe

Les Energies Marines Renouvelables, au coeur de la transition énergétique

Avec 12.5 millions de km² de côtes réparties sur quatre façades maritimes (Mer du Nord, Manche, Atlantique et Méditerranée et en Outre-Mer) la France possède le 2ème domaine maritime au monde.

Cette géographie favorable dispose d’un potentiel de développement des énergies marines renouvelables parmi le plus important d’Europe. Par ailleurs, l’expertise française du tissu industriel en matière énergétique et maritime est reconnue

dans le monde entier et la France dispose de zones portuaires particulièrement adaptées à la construction d’infrastructures dédiées à cette activité.

À ce titre, les EMR ont été identifiées par le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) comme l’une des 18 filières industrielles stratégiques de la croissance verte.

Les EMR s’inscrivent ainsi dans le débat sur la transition énergétique, pour servir l’objectif de la France de porter à 32 % la part des énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie finale à horizon 2020. Les énergies marines contribueraient alors à hauteur de 8 % aux objectifs du Grenelle de l’Environnement.

Énergies Renouvelables en Mer en France : Panorama des projets les plus avancés

Éolien en mer : Un potentiel français exploité à travers 4 appel d’offres

L’éolien offshore représente le plus fort potentiel de développement en milieu marin dans la décennie à venir, et la France bénéficie du 2ème gisement éolien en Europe, après la Grande Bretagne.

Pour exploiter ce potentiel, le ministère en charge de l’énergie a lancé en 2011 un premier appel d’offres pour le développement de capacités de production d’électricité par énergie éolienne offshore, avec pour objectif de franchir une première étape vers l’objectif de 6 000 MW d’éolien en mer et d’énergies marines à horizon 2020.

Quatre projets de parcs éoliens ont été retenus dans le cadre de ce premier appel d’offres pour une puissance installée cumulée de 2000 MW :

Fécamp (Seine-Maritime, puissance 498 MW), lauréat : Eolien Maritime France

Courseulles-sur-Mer (Calvados, puissance 450 MW), lauréat : Eolien Maritime France

Saint-Nazaire (Loire-Atlantique, puissance 480 MW), lauréat : Eolien Maritime France

Saint-Brieuc (Côtes d’Armor, puissance 500 MW), lauréat : Ailes Marines SAS.

Un second appel d’offres, lancé en 2013, porte sur des installations éoliennes de production d’électricité en mer dans deux zones, l’une au large du Tréport (Haute-Normandie) et l’autre entre les îles d’Yeu et de Noirmoutier (Pays de la Loire). Il doit permettre d’ériger environ 200 éoliennes, pour une capacité installée totale de 1000 MW. Ces deux parcs ont été attribués en mai 2014 au consortium Engie, EDPR, Neoen marine.

Afin de maintenir la dynamique enclenchée, le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire a décidé en 2017 de lancer un troisième appel d’offres éolien en mer, pour un parc au large de Dunkerque à horizon 2022, et un quatrième, pour un autre au large d’Oléron d’ici 2023.

Déploiement de l’éolien en mer en France et en Europe

L’Objectif
2030 en France
12 GW offshore posé
+
6 GW
offshore flottant
construit*

Fabrication d’éoliennes

ÉOLIENNES POSÉES :

2012 Premier appel d’offre

2014 Second appel d’offre

Zones propices aux éoliennes offshore flottantes
(AAP Ferme pilote)

*Projection FEE **Puissance au 31/12/2015

L’Europe, pionnière et en pointe sur l’éolien offshore

A fin 2016, près de 88% des installations éoliennes offshore dans le monde étaient situées dans les eaux de 10 pays européens (Donnée du Global Wind Energy Council.) Selon WindEurope, le parc éolien offshore en Europe pourrait disposer d’une puissance totale installée de 25 GW en 2020 (contre 15,8 GW à fin 2017).

Histoire de l’éolien offshore en Europe

1990

Dans les années 90 : le Danemark et deux autres pays pionniers du secteur éolien offshore (les Pays-Bas et la Suède) lancent des programmes de valorisation du vent maritime. Ces pays disposent de plateaux continentaux étendus et peu profonds propices à l’installation d’éoliennes offshore.

1991

1er parc éolien offshore installé au Danemark sur le site de Vindeby à 2,5 km de la côte en eaux très peu profondes (moins de 5 mètres). Les 11 éoliennes installées d’une puissance unitaire de 450 kW ne sont alors que des éoliennes terrestres légèrement modifiées.

2000

Milieu des années 2000 : le Royaume-Uni et l’Allemagne se lancent à leur tour dans l’éolien offshore à grande échelle. Avec le parc de Middelgrunden, le Danemark inaugure en 2001 le plus grand parc éolien offshore de l’époque et une nouvelle génération d’éoliennes : 20 éoliennes de 2 MW, distantes de 180 m et disposées en un arc de cercle de 3,4 km de long.

2011

La France lance un premier appel d’offres sur l’éolien offshore dont les résultats sont annoncés en avril 2012 : 4 sites sont attribués pour une capacité installée prévue de près de 2 000 MW.

2017

Plus de 3,1 GW de nouvelles capacités éoliennes offshore sont installées (et raccordées au réseau) selon WindEurope, un record, soit 560 nouvelles éoliennes réparties entre 17 parcs, pour une puissance éolienne offshore installée en Europe à fin 2017 de près de 16 000 MW.