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Aggelos (2018) - Jeu vidéo

Jeu vidéo de Wonderboy Bobi, Storybird, LookAtMyGame... Nintendo Switch, Xbox One, PlayStation 4 et PC Jeu de rôle et action 19 juin 2018

Aggelos est un A-RPG hypnotisant en 2D inspiré de l'esthétique de Wonder Boy tout en modernisant le gameplay avec des mécaniques de Metroidvania.

Aggelos (2018)  - Jeu vidéo
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852
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298
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Notre chère France est une adoratrice de l’illustre saga Wonder Boy de feu Westone Co. Après un excellent remake de Wonder Boy III The Dragon’s Trap par Lizardcube et un Monster Boy and the Cursed Kingdom magistral par Game Atelier (en collaboration avec le créateur de Wonder Boy, Ryuichi Nishizawa), voila que les petits frenchies de chez Storybird se lancent eux aussi dans l’hommage de cette saga de platformer – aventures matinée d’un peu de RPG.

Sorti tout d’abord en démat en 2018 sur PC et ensuite sur PS4, One et Switch, Aggelos de son petit nom, est édité par Pqube et autres collectifs pour aider Storybird.

Cette fois ci, il s’agit d’un jeu neo rétro surfant en plein pixelart 8 bits typé Master System, pour proposer une aventure similaire à Wonder Boy III The Dragon’s Trap sorti donc sur la console 8 bits de Sega, concurrente de la NES.

Du coup, Storybird livre t il un hommage réussi ou un plagiat fainéant, tentant de surfer sur la mode française des « Wonder Boy 3 Like » ? Réponse dans les lignes qui suivent :D

Se déroulant dans le Royaume de Lumen, Aggelos va nous faire incarner un jeune guerrier voulant partir à l’aventure. Une fois son épée et armure parés, il commence son voyage quand soudain, une princesse poursuivie par un monstre, lui demande de l’aide.

Après avoir occis la bête et quelques instants plus tard, la Princesse et son père, le Roi de Lumen, révèlent à notre avatar qu’un tyran du nom de Valion, veut mettre la main sur les Essences Élémentaires afin de dominer le monde.

Il n’en faudra pas plus pour que le Roi demande au guerrier, de partir à la recherche de ces éléments avant Valion, et de l’éliminer lui et son armée de monstres, afin de sauver Lumen. Bref, un scénario prétexte typique des jeux d’action – plates formes de cette époque pour amener directement au gameplay.

Pour le gameplay, si vous avez déjà joué Zelda II The Adventure of Link et/ou donc Wonder Boy III, Monster Boy ou autres jeux dans la série de Westone, vous serez clairement en terrain connu.

Il s’agira donc d’explorer Lumen via des zones connectées entre elles, afin d’affronter des ennemis, obtenir des armes, pouvoirs magiques et autres, faire des phases de plates formes pour progresser et j’en passe. Sachant que le côté Metroid revient car plus vous progresserez, plus vous développerez des techniques à l’épée ou obtiendrez des objets vous permettant d’explorer de nouveaux chemins, inaccessibles auparavant, en plus des objets clé de progression.

De plus, la composante RPG de Zelda 2 ou encore Monster Boy est présente car vous gagnerez de l’expérience et des niveaux en tuant les ennemis, et vous pourrez vous équiper de nouvelles armes et armures une fois achetées dans les différents villages.

L’exploration sera donc importante également afin de glaner des réceptacles de cœur et autres containers magiques, pour pouvoir vous confronter à des monstres de plus en plus redoutables.

Le jeu étant adapté à une époque « Master System », il faudra donc composer avec un jeu qui ne vous donnera que le strict nécessaire d’infos pour progresser, malgré tous les conseils donnés par les PNJ dans les villages. Aggelos est doté d'une difficulté équilibrée mais aucunement frustrante, que ce soit pendant les phases de plates formes, les ennemis ou combats de boss qui sont réussis niveau design et patterns pour la plupart.

Bref, un gameplay qui a déjà fait ses preuves au cours des années 90 et qui fonctionne toujours aussi bien dans Aggelos. Certes ce dernier reste très classique et ne va pas réinventer quelque chose, ou être aussi ambitieux qu’un Monster Boy.

Mais ce qu’Aggelos propose dans son game design Wonder Boyesque, il le fait parfaitement bien. Le jeu est un régal à parcourir du début jusqu’à la fin, grâce à une progression bien huilée, une exploration pertinente qui va récompenser dignement les joueurs les plus curieux. Le tout avec une difficulté progressive donnant envie de continuer notre recherche des essences élémentaires.

Côté réalisation graphique, Storybird a donc opté pour le pixelart 8 bits, comme ce qu’on pouvait trouver sur la Master System de Sega. Des couleurs en passant par les polices d’écritures, icônes, sprites et animations. Les connaisseurs de la machine de Sega seront parfaitement en terrain connu sur la patte graphique d’Aggelos.

Par conséquent, pour peu qu’on aime ce type de réalisation 8 bits, le jeu est beau, les sprites de bonne taille, avec des animations volontairement limitées sur quelques frames, afin de respecter cette génération 8 bits et Wonder Boy III.

Bien que je n’ai pas connu la Master System et l’esthétique graphique de ses jeux à l’époque, j’ai trouvé la réalisation d’Aggelos vraiment jolie, avec sa propre identité.

Certes au premier coup d'oeil, on dirait clairement un plagiat de WB III en tout point sur les décors, sprites ou encore les polices d’écriture. Mais il n’en est rien et le jeu arrive à trouver sa propre patte, avec des décors cohérents et jolis, notamment dans Celestia ou la forêt de Bosco, ou encore le chara design, coloré et mignon aussi.

On sent vraiment que Storybird sont des adorateurs de Wonder Boy III et ont voulu lui rendre hommage à leur façon.

Toutefois, bien que le jeu tourne en 60 FPS constant, j’ai noté sur Switch, quelques ralentissements parfois violent au cours de l’exploration du Temple du Feu, sans raisons apparentes.

Est-ce que cela venait de ma version Switch, ou du jeu en globalité sur d’autres Switch ou même PC, PS4 ou One ? Je ne sais pas. Mais ce n’est strictement rien de grave, c’est très rare et le jeu est parfaitement jouable en toutes circonstances.

Concernant la bande son, on est évidemment sur des sons typés Master System et bips dans les musiques. Qu’à cela ne tienne, le compositeur d’Aggelos a signé des musiques vraiment sympathiques que vous devriez vous surprendre à chantonner pendant vos sessions. Elles sont agréables à l’écoute, bien qu’elles ne marqueront pas sur le long terme au point d’être écouté en dehors du jeu. Les bruitages sont également old school, rien de spécial à rajouter.

Avant de conclure, parlons contenu et durée de vie. En globalité, vous devriez triompher d’Aggelos en 8 - 10h réelles, et légèrement plus si vous souhaitez faire le 100% total. Sachant que la difficulté est bien équilibrée, et que vous avez un mode Hard également à disposition si vous êtes à la recherche d’un défi plus corsé.

Bien que cela pourrait sembler court, Aggelos a au final une durée de vie très équilibrée à son contenu afin d’éviter le remplissage artificiel. A noter que la rejouabilité est malgré tout pertinente car le jeu vous attribuera à la fin une note selon votre performance, nombre de morts, complétion du jeu et le temps mis pour le terminer. Bref, expérience précise et concise qui vaut largement ses 15€ demandés en démat.

Bilan des courses, vous l’aurez compris en lisant ces lignes, que si Aggelos ne prétend pas réinventer le genre de l’action – plates formes composantes Metroid et RPG (comme ont pu le faire les Wonder Boy depuis le 3, ou le sublimer comme Monster Boy), il n’en reste pas moins un hommage classique et absolument maîtrisé qui vaut la peine d’être joué vraiment pour les adorateurs de la licence de Westone, ou tout simplement de joueurs en manque de sensations rétro dans l’action – plates formes.

Storybird a donc réussi également avec Aggelos, son pari de faire un Wonder Boy III français, qui complète admirablement bien un joli palmarès au pays du béret et du bon vin, avec le remake du 3ème épisode, et l’épisode moderne Monster Boy.

Ryuichi Nishizawa peut être fier de l’héritage français exceptionnel qui a réussi à faire renaître de ses cendres, une série qui avait tristement disparu dans les 90’s après la génération 16 bits. Cocorico !

A noter qu’Aggelos est désormais sorti en version physique sur PS4 et Switch en Europe, que vous pouvez trouver à 20€ sur base.com ou encore Amazon. Donc, il n’y plus aucune excuse pour laisser sa chance à Aggelos, surtout pour les fans de rétrogaming ou des jeux de Westone !

Nono